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                                             Chers amis,

Nous tenons tout d’abord à vous féliciter pour la campagne que vous avez menée sur le terrain, dans un contexte électoral difficile où les grands débats politiques ont été largement occultés au profit d’une « macromania » à laquelle les médias ont largement contribué.

Les résultats obtenus par le Front National (environ 14 % des voix en moyenne nationale) peuvent sembler décevants mais ce tassement par rapport aux résultats de l’élection présidentielle correspond à la logique institutionnelle observée en 2002, 2007 et 2012.

C’est cette logique institutionnelle  qui a poussé nos compatriotes à voter pour les candidats de Macron, qui disposera sans doute d’une large majorité. La faible participation montre cependant que le nouveau président de la République est loin de susciter un large espoir et une véritable adhésion.

Cette faible participation nous a bien sûr fortement pénalisés puisque c’est  largement l’électorat populaire qui, ayant le sentiment que tout était joué d’avancé, ne s’est pas déplacé aux urnes. 

Cependant, une centaine de nos candidats sont qualifiés pour le second tour. Nous invitons les Français, et notamment les abstentionnistes, à se rendre aux urnes pour éviter qu’Emmanuel Macron ne dispose d’un chèque en blanc pour mener une politique qui fera souffrir la France et les Français.

Dans les circonscriptions où le candidat bleu marine ne sera pas présent au second tour, nous ne donnons aucune consigne de vote et laissons le libre choix aux électeurs.

Aujourd’hui, les Républicains ont moins souffert de l’abstention parce qu’ils disposaient d’un nombre important d’élus sortants (dont beaucoup sont cependant battus ce soir). LR ne sera pas en mesure de constituer la moindre opposition puisque ses principaux dirigeants, cadres et élus, sont déjà ralliés à Emmanuel Macron ou ne cachent pas leur macron-compatibilité.

Plus que jamais, le Front National constituera la seule véritable opposition solide et déterminée, à la fois sur les bancs de l’Assemblée nationale comme d’une manière générale dans le débat politique et médiatique.

Nicolas BAY
Directeur de campagne